Reparations

Le négationnisme onusien dans l’indemnisation des rescapés selon Ibuka.

Le collectif des organisations et associations œuvrant pour les intérêts des survivants du génocide, Ibuka, s’insurge contre l’ONU, accusant l’organisation des nations unies de ne pas injecter de subsides substantiels dans le fonds d’assistance des rescapés du génocide, FARG.

Ban-Ki-moon

Le collectif Ibuka nuance toutefois son propos et rappelle qu’il a salué la reconnaissance par l’ONU dès 1995 que le crime perpétré en 1994, était bel et bien un crime de génocide et crime contre l’humanité commis contre les batutsi du Rwanda. Ibuka s’indigne à nouveau lorsqu’il faut voir dans quelle moindres proportions l’ONU s’investi dans la réparation des victimes dudit génocide. Albert Gasake, juriste et membre du conseil d’administration du collectif Ibuka monte au créneau en dénonçant ce constat qu’il qualifie d’injuste :
« Lorsqu’on fait des calculs, l’Onu a alloué aux rescapés du génocide a peu près 30 millions de dollars, ce qui est l’équivalent juste d’un dollar par rescapé ; et en le comparant au budget que l’ONU dépense pour les génocidaire détenus à Arusha, l’ONU dépense plus de 180 millions de dollars chaque année, ce qui veut dire 30 millions pour chaque génocidaire ; nous trouvons ça injuste ! »                                                                                                          Pour ce collectif de droit Rwandais, le principal garant des droits de l’homme qu’est l’ONU se devait plutôt d’être à l’avant-garde de la communauté internationale à s’investir dans l’indemnisation des survivants du dernier génocide du 20eme siècle.                                                                                                                                        IBUKA en appelle donc à l’organisation des nations unies à faire des allocations exclusives et consistantes au FARG, dans lequel, elle n’intervient que dans certains de ses programmes de soutien aux vulnérables, alors que dans ses maigres moyens, constate encore le collectif, le gouvernement Rwandais contribue à hauteur de 5% de son budget annuel.                                                                                                                                                 Ibuka dénonce cette prise de position onusienne qu’il qualifie de plus deux poids deux mesures                                                                                                                                               Des statistiques officielles datées de 2002 dénombraient les survivants du génocide commis contre les batutsi du Rwanda en 1994 à plus ou moins 374 mille, mais jusqu’à ce jour il n’y a jamais eu de chiffres à etre rendus public par le collectif.Ibuka

par Par Jean Jill Mazuru

Apparue Igihe.com Juillet le 24/ 2013

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