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AERG réclame plus de justice pour les rescapés du génocide

AERG réclame plus de justice pour les rescapés du génocide
par Jovin Ndayishimiye

Les Rescapés du génocide des Tutsi de 1994 vivent une tragédie sociale depuis qu’ils ont survécu au génocide des Tutsi du Rwanda en avril-juillet 1994. L’AERG alerte l’opinion publique sur une situation intenable de ces derniers, surtout celle des orphelins de ce génocide du 20ème siècle finissant.

Les pouvoirs publics rwandais croient que la réparation des droits des rescapés n’est pas une actuelle priorité gouvernementale car, d’après eux, le Rwanda a une classe pauvre nombreuse, y compris les rescapés, pour qui il faut prendre des stratégies uniformes d’avancement vers la réduction du niveau de pauvreté.

Or il apparaît, d’après une enquête menée sur une population scolaire rescapée du génocide Tutsi de 1994, que cette sombre histoire récente du Rwanda a créé une autre catégorie sociale particulière ; celle des survivants du génocide traumatisés, complexés, esseulés.

Le rapport que publie l’AERG sur la situation des orphelins du génocide de Tutsi de 1994 renferme des données factuelles qui montrent que les jeunes rescapés de ce génocide vivent une torture quotidienne surtout quand ils trouvent que leurs camarades de classe vivent une vie de jeunesse pleine et épanouie, que eux, ils en sont privés.

Ont-ils droit au logement décent ?

L’enquête AERG/Association des Etudiants Rescapés du Génocide a montré que ces orphelins sont exposés aux problèmes insolubles qui accroissent leur stress.

Publié le 16 décembre 2012, le rapport montre que les orphelins du génocide ne bénéficient pas comme il faut des services de la justice. Mais la question cruciale pour eux reste celle du logement.

Cette recherche avait pour but de connaître les conditions de vie des enfants rescapés du génocide des Tutsi de 1994 surtout en période de vacances. Elle s’est appliquée sur 213 enfants qui n’ont pas de famille.

Les résultats de l’enquête en question montrent que la plupart de ces enfants vivent dans des maisons louées pour eux par les Districts. D’autres orphelins vont chercher de petits emplois de vacances dans des ménages pour avoir un petit pécule qui les aidera, dans leurs études.

Un orphelin du génocide logé par une vieille mère dans le District ; Une insalubrité totale

88% de la population enquêtée est sérieusement traumatisée.
La plupart d’entre eux disent que leur traumatisme est causé par leurs bourreaux au moment où la justice n’a pas fait assez d’effort pour les réhabiliter dans leurs droits.

Au nombre de ces droits violés non réparés, il y a le fait que les propriétés familiales ont été saisis et démembrées en parcelles distribuées sans compensation aucune aux citoyens dans le cadre du programme national des villages regroupés ;

Un Village de rescapés dans le District de Kicukiro

Des fonds épargnés par leurs parents génocidés sont saisis par les banques et autres sociétés d’assurances. Ces orphelins n’y ont pas droit.

119 enfants, donc 55.9%, ont déclaré que leurs propriétés terriennes ont été saisies et la justice ne les a pas aidés pour qu’elles leur reviennent de droit. Au contraire, dans leur quête de reposséder leurs terres, ils ont été harcelés et des fois on a attenté à leurs vies par empoisonnement ( 10.3%) et autres sévices.

D’après Rukundo Constantin, Secrétaire Exécutif de AERG ; «  Si la justice pouvait faire son travail comme il faut, si les rescapés pouvaient avoir accès à la justice, s’ils pouvaient avoir un logement à eux, leurs tracas seraient assez diminués »

Se conçoit-il que le ministre Karugarama réagissant à la question d’un fonds de réparation des droits des rescapés, question posée par un participant au 10 ème Dialogue National, ait éludé cette question montrant que même le projet d’étude d’un texte de loi y relative est aussi loin que la lune ?

Il a parlé de responsabilité morale du gouvernement actuel envers les rescapés du génocide, que c’est pour cela qu’il a mis sur pied un fonds d’Assistance des Rescapés. Pourtant, une assistance n’est pas un droit. Et il le sait bien.

Apparemment les associations de protection des droits des rescapés commencent à comprendre que les intérêts de l’Etat vont au-delà des leur, que l’Etat rwandais a beaucoup de responsabilités sociales s’étendant sur toutes les couches de la population qu’il doit honorer, qu’il peut prendre un quelconque angle d’intervention dans ce secteur qui ne satisferait pas nécessairement les pauvres rescapés du génocide vivant dans un dénouement total alors qu’à côté d’eux, leurs camarades ont des opportunités d’épanouissement illimitées car ils conservent leurs piliers sociaux que sont leurs familles élargies et suffisamment actives dans la vie sociopolitique du pays.

Article premierement Publie par Igiihe.com

Poste par Albert Gasake

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